Communiqué de presse

04 octobre 2018

Autopartage : les Français sont les plus enthousiastes selon une enquête d'ING en Europe

Autopartage : les Français sont les plus enthousiastes selon une enquête d’ING en Europe

Les voitures partagées existent en France depuis près de 20 ans et font désormais partie intégrante de l’offre de mobilité. Une offre importante semble rendre le marché très concurrentiel. L’ING International Survey  a demandé aux Français ce qu’ils en pensaient et il en ressort qu’ils sont parmi les plus enthousiastes en Europe. Toutefois, les problèmes liés au partage, abordés dans l’enquête, ne sont pas encore tous résolus. L’apparition des voitures autonomes, à partir de 2025, pourrait toutefois donner un nouvel essor au secteur.

  • La France est un des pays européens avec le moins d’automobiles pour 1000 habitants (480) et le plus d’intérêt pour le partage de voitures.

  • En Europe, on compte 373.000 véhicules partagés pour 11,5 millions d’utilisateurs. 326.000 véhicules le sont via des plateformes de partage entre particuliers, soit 4,3 pour 10.000 habitants. Cette moyenne est largement atteinte en France où l’engouement est prononcé.

  • Dans notre enquête, les Français sont parmi les Européens à être les plus prêts (après les Italiens et les Espagnols) à partager leur véhicule, et ce dès 10€ par jour.

  • Notre enquête place les Français en tête des utilisateurs de voitures partagées en Europe (8,7% des répondants déclarent les utiliser), surtout comme complément à leur moyen de transport principal (5,4%), mais aussi comme moyen de transport principal (3,3%). Sur ce point, ils sont cependant devancés par les Espagnols, les Hollandais et les Allemands.

  • Si 76% des répondants à notre enquête déclarent ne pas envisager ce mode de transport, ils sont tout de même encore 15% à l’envisager dans l’année qui vient, comme moyen de transport principal ou secondaire.

  • Parmi les obstacles au développement des voitures partagées, l’enquête pointe l’attachement émotionnel des Français à leur voiture, surtout parmi les jeunes générations (72% des Français de 18 à 34 ans interrogés attachent une valeur émotionnelle à leur véhicule, contre 54% des 55-64 ans), ainsi que des facteurs liés à l’expérience d’usage des voitures partagées et/ou à l’idée que s’en font les utilisateurs potentiels.

  • L’expérience Autolib a aussi montré une double difficulté du modèle : la variabilité de la demande journalière (pour une offre de véhicules constante sur une journée) et les aléas du libre-service. L’étude d’ING suggère en outre que c’est surtout le développement des voitures autonomes qui réduira la demande de nouveaux véhicules après 2025 et permettra de tripler la flotte de voitures partagées entre 2025 et 2035, mais le car sharing aura sans doute alors un autre visage…