Lesly, en route pour l’Ironman #6 : l'heure du bilan !

Lesly, en route pour l’Ironman #6 : l’heure du bilan !

Lesly Bové, Relationship Manager chez ING Wholesale Banking (banque de financement d’ING Bank France), s’était donné pour défi de réussir l’Ironman d’Hawaï, le championnat du monde de triathlon très longue distance le plus connu de la planète. Aujourd’hui, Lesly revient pour nous sur cette expérience unique ayant rythmé l’ensemble de son année 2016.

« Salut les Ironfans ! Vous m’avez manqué ! Je vous dois encore le compte-rendu de ma course lors du championnat de monde Ironman à Hawaï.

Par où commencer ? Je suis arrivé le 1er octobre à Kona, après un long vol au départ de Paris et des escales à Amsterdam et Seattle. J’ai profité de la semaine précédant la course pour faire des excursions en famille : Hawaï est tout simplement magnifique, la nature y est grandiose. Il y a des plages magiques, des forêts tropicales, des volcans en activité, des cascades… Et quand tu nages en mer, tu croises des tortues marines et même des dauphins. Pour ceux qui se posent la question, il n’y a apparemment pas de requin dans cette partie de l’ile (croyez-moi, j’ai posé la question plusieurs fois avant de me baigner !)…

Mais j’étais surtout là pour participer à une course, bien entendu. Ma préparation s’était plutôt bien passée, je me sentais plutôt en forme (à l’exception d’une blessure à la cheville, qui m’avait empêché de courir les trois semaines précédant la course). Pour être honnête, je n’avais qu’un objectif en tête : finir la course, peu importait le temps ou mon classement.

Samedi 8 octobre, le jour J.

Ce jour pour lequel j’ai fait tant de sacrifices au cours des douze derniers mois. J’ai même arrêté de manger du chocolat pendant plusieurs semaines, un énorme sacrifice pour moi ! Je me lève vers 4h15, après avoir plutôt bien dormi. Je prends un petit-déjeuner avec plein de carbos et c’est parti, direction la ligne de départ. On arrive dans le centre-ville de Kona vers 6h. Il fait toujours sombre mais la rue est inondée de triathlètes. Tout à coup, j’entends un énorme bruit ! Il est 6h40, c’est le fameux canon annonçant le départ des professionnels. J’accélère et saute dans la mer avec 2000 autres compétiteurs, en attendant notre départ à 7h. Dans une course “normale”, on se débat environ 10 minutes dans l’eau pour trouver son rythme et son espace. À Hawaï, il faut au moins 30 minutes avant de trouver les pieds d’un bon nageur et d’être un peu au calme. Les 3,8km de nage se passent plutôt bien pour moi, et je sors de l’eau après 59’30’’.

Place maintenant au vélo pendant 180km, sur un parcours très exigeant, où l’on doit composer avec un vent qui vient de toutes les directions et une chaleur énorme (mon compteur affiche 34,6°C !). J’ai passé beaucoup de temps sur le vélo ces derniers mois, et je tiens par conséquent à faire une bonne épreuve pour montrer que mes efforts ont porté leurs fruits. Et je suis enchanté de voir que c’est le cas. Je finis les 180km en 5h04’, ce qui correspond à une moyenne d’environ 35km/h.

J’avoue qu’après avoir bien nagé et roulé, je suis assez impatient de commencer à courir le marathon, puisque la course à pied reste ma meilleure discipline. Je rêve déjà d’un bon classement mais il me reste encore 42km à courir. Il est 13h, le moment le plus chaud de la journée. Je me sens plutôt bien sur les premiers kilomètres et l’ambiance magnifique me donne un vrai coup de pouce. Mais aux alentours du 12ème kilomètre, je dois ralentir et même commencer à marcher. Je n’ai plus de jus Quel moment difficile ! Cela ne m’est jamais arrivé auparavant et j’ai encore une bonne trentaine de kilomètres à courir… Je souffre mais me force. Lors des ravitaillements, je marche et prends le temps de boire et manger afin de retrouver l’énergie pour courir plus vite. Mais non, c’est vraiment « un jour sans » pour moi et les kilomètres passent beaucoup moins vite qu’habituellement.

Je suis donc soulagé de finalement parvenir de nouveau au centre-ville et d’arriver à la fin d’une longue journée. Les derniers mètres sont très émouvants. Je vois mon père et, en passant, lui fais un « high five ». Je prends mon temps afin de bien m’imprégner de l’ambiance magnifique qui règne ici. Malgré la souffrance, j’ai la chair de poule et un sourire apparait sur mon visage. Oui, je l’ai fait ! J’ai pu finir la course de mes rêves, quel moment formidable et inoubliable !

Le marathon m’a pris 3h36’. Je finis la course en 9h46’ et termine 304ème sur 2300 participants.

Je n’aurais jamais pu finir cette course tout seul

Bien que le triathlon soit un sport individuel, je n’aurais jamais pu finir cette course tout seul. Je tiens donc à remercier les personnes qui m’ont soutenu ces derniers mois et qui m’ont permis de réaliser mon rêve. La première d’entre toutes, sans aucun doute, est ma copine : elle me soutient depuis le début et a presque fait autant de sacrifices que moi. Ma famille compte également parmi mes plus grands supporters. Mes parents essaient de voir chacune de mes courses et apportent une très grande valeur ajoutée sur le plan logistique. Mon frère et sa copine étaient à Hawaï également. Ils m’ont aidé à ne pas être trop stressé pendant la semaine avant la course et leurs encouragements pendant le marathon m’ont permis d’oublier les douleurs pendant quelques instants.

Dédicace également à tous les collègues d’ING : que ce soit en France, en Belgique ou aux Pays-Bas. Je tiens à vous assurer que cela me touche beaucoup de vous savoir tous derrière moi. Je me sens très privilégié de travailler pour une entreprise qui encourage ses employés à faire du sport. Merci au CoDir d’ING Bank France de m’avoir soutenu dans ce voyage et merci aux deux personnes qui s’occupent d’animer avec brio la section running. Enfin, merci à mon coach Karl de m’avoir permis d’améliorer ma forme physique et d’avoir su garder les entrainements intéressants.

Ciao,
Lesly »