Communiqué de presse

14 septembre 2017

L'immobilier toujours au coeur des préoccupations des Européens

L’immobilier toujours au coeur des préoccupations des Européens

Pour la sixième année consécutive, ING publie son observatoire international de l’immobilier « Is housing on the right path in 2017? ». Cet observatoire centré sur les perceptions des individus, a été conduit par ING dans 13 pays européens, dont la France.

Une inquiétude généralisée face à l’augmentation des prix de l’immobilier

La majorité des Européens (61%) interrogés estiment que les prix de l’immobilier sont élevés et 45% d’entre eux sont pessimistes quant à l’évolution de cette situation dans leur pays. Ce sentiment est confirmé par la hausse tangible des prix de l’immobilier rapporté aux revenus dans de nombreux pays de l’OCDE (FMI, Q1 2017).[1]

Des perspectives inquiétantes pour la majorité des répondants qui s’attendent à une hausse prolongée des prix de l’immobilier pour les 12 prochains mois (59% des Européens contre 56% en 2016). Le Royaume-Uni fait figure d’exception dans la mesure où la part des personnes prédisant une augmentation des prix immobiliers est en chute depuis deux ans consécutifs (44% en 2017 contre 57% en 2016 ainsi que 70% en 2015) du fait du climat d’incertitude lié au Brexit.

En outre, un tiers des Européens pensent que les prix de l’immobilier ne diminueront jamais : une proportion en baisse de 9 points par rapport à 2016.

Un budget logement toujours plus conséquent

Au-delà des inquiétudes sur le prix de l’immobilier, près de 20% des Européens font le constat d’une difficulté accrue à assurer leurs paiements.

Locataires et propriétaires sont concernés de manière relativement similaire, bien qu’il existe des variations selon la nationalité, l’âge et le sexe des personnes interrogées. Les Allemands et les Néerlandais sont les moins inquiets au sujet de leur loyer et de leur prêt immobilier.

L’étude révèle également que les Européens parviennent difficilement à trouver un logement abordable. Près d’un tiers (29%) des répondants indiquent que le prix de leur habitation se situe à la limite de leur budget maximal. S’ajoutent les coûts liés à l’utilisation du logement (électricité, eau, chauffage) qui se révèlent plus élevés que prévu pour 23% des Européens.

Malgré l’impression négative qui se dégage de cette étude, 43% des Européens s’accordent à dire qu’ils n’ont pas l’intention de quitter leur logement actuel. Cette proportion a tendance à augmenter avec l’âge (53% des 55-64 ans et 69% des personnes de plus de 65 ans) et s’avère beaucoup plus importante chez les propriétaires.


[1] Rapport du Fonds Monétaire International « Global Housing Watch » (Q1 2017), disponible en ligne : http://www.imf.org/external/research/housing/report/pdf/Q1_2017.pdf

MÉTHODOLOGIE DE L’ÉTUDE :

Terrain réalisé par Ipsos entre le 2 et le 22 juin 2017 auprès d’un échantillon de 14 811 personnes, représentatif de la population de 15 pays dans le monde, âgée de plus de 18 ans.