ING regrette des mesures tardives et insuffisantes face à la grogne des gilets jaunes

ING regrette des mesures tardives et insuffisantes face à la grogne des gilets jaunes

La hausse des prix du carburant a fait naître une nouvelle forme de militantisme au sein de la population française. Samedi 17 novembre, le mouvement des « gilets jaunes » prévoit de bloquer plus de 1500 routes à travers le pays pour protester contre les effets des taxes sur le diesel.

Alors qu’un militantisme d’un genre nouveau gagne le peuple français, le gouvernement entre en action. Mais les mesures visant à compenser la hausse du coût du carburant arrivent vraisemblablement trop tard, estime Julien Manceaux, chef économiste chez ING. L’augmentation de la taxe sur le carburant était l’une des mesures prévues par le ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot, qui a démissionné deux mois plus tôt, rappelle-t-il.

Elle faisait suite à plusieurs années de politique pro-diesel, pendant lesquelles la part du gazole dans la consommation totale de carburant était passée de 30 % en 1975 à 82 % l’an dernier. Aujourd’hui, plus de trois voitures privées sur quatre roulent au diesel.

Cette mesure affecte le pouvoir d’achat, en particulier celui des ménages percevant des revenus modestes, qui n’ont pas encore bénéficié des allègements fiscaux accordés par le président Macron. Pour pallier cela, le gouvernement a annoncé un accroissement du budget alloué à la transition énergétique avec 500 millions d’euros d’aides supplémentaires.

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Retrouvez la recherche économique d’ING publiée sur le sujet