Le secteur privé a un rôle essentiel à jouer dans la bataille pour le climat

Le secteur privé a un rôle essentiel à jouer dans la bataille pour le climat

La Conférence de Paris de 2015 sur le climat a marqué une étape majeure dans la bataille contre les changements climatiques. Il s’agissait de l’ultime chance pour 196 nations d’enfin collaborer et signer un accord permettant de maintenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C. Les attentes étaient élevées mais les résultats sont au rendez-vous.

L’accord trouvé lors du dernier jour de la conférence est le premier à engager tous les pays à réduire leurs émissions de carbone. Mais tout n’est pas acquis pour autant. C’est maintenant au secteur de la finance privée d’également investir davantage de capitaux dans des projets respectueux du climat, en accord avec ce qui a été acté à Paris. ING est prêt à s’engager en ce sens.

Inverser les effets des changements climatiques nécessitera d’importantes ressources financières, c’est pourquoi les aspects financiers de la transition vers une économie verte occupaient une place si importante dans l’agenda de la conférence.

« Ce qui distingue ce sommet sur le climat des précédents a été le rôle grandissant du secteur privé », a expliqué Léon Wijnands, Monsieur développement durable chez ING. « Les défis posés par les changements climatiques sont tels que le secteur public et privé se rendent compte qu’ils doivent unir leurs forces pour les relever. »

MOBILISER LES CAPITAUX NECESSAIRES

Le sommet maintenant terminé, Léon Wijnands est persuadé que les banques joueront un rôle encore plus grand dans la mobilisation des fonds nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique.

« L’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP FI) a estimé que, dans le plus extrême des scénarios, 16 000 milliards de dollars seront nécessaires au financement de la transition vers une économie verte. Si vous avez besoin de 16 000 milliards de dollars, impossible de compter seulement sur le secteur public. Les banques augmentent leur financement d’initiatives durables, et le marché des obligations vertes est en plein essor. Mon principal message aux négociateurs était que l’argent est là, que les banques peuvent facilement trouver le capital. En choisissant ce que nous financerons ou non, les banques peuvent jouer un rôle décisif dans la transition vers une économie durable. Par exemple, ING a décidé de cesser le financement de nouvelles centrales au charbon, idem en ce qui concerne les mines de charbon. »

LE ROLE DE LA FINANCE PRIVEE

Karien van Gennip, membre de l’UNEP FI et CEO d’ING Bank France, représentait les banques lors d’une conférence qui visait à expliquer aux négociateurs comment le secteur de la finance privée lutte contre les changements climatiques.

Elle leur a annoncé qu’un nouveau paradigme de financement était en train d’émerger, appelé « financement à impact positif ».

« En tant que secteur financier, notre propre empreinte carbone est relativement faible mais notre impact global peut se révéler immense. En particulier, lorsque nous décidons à qui prêter et selon quels critères ; lorsque nous lions capitaux d’investisseurs et projets durables ; lorsque nous exhortons nos partenaires à prendre en considération les changements climatiques. »

« Pour nous, en tant que banquiers, les changements climatiques signifient penser au-delà des bilans financier traditionnels et réorienter le capital de sorte qu’il ait un impact positif sur la société. »

Karien van Gennip a cité le Manifeste pour un impact positif, lancé en octobre 2015 par l’UNEP FI qui comprend 200 banques du monde entier, comme l’exemple le plus récent de ces changements. Le Manifeste, dont ING a été l’un des initiateurs, invite les banques à réfléchir plus largement sur leur rôle dans l’économie et à faciliter le financement de projets durables. Onze banques ont déjà signé. À Paris, Karien van Gennip a appelé encore plus de banques à rejoindre le mouvement.

POURSUIVRE L’INNOVATION “VERTE”

Beaucoup de clients institutionnels d’ING étaient aussi présents au sommet. « Un grand nombre d’entreprises prend part à la lutte contre les changements climatiques, que ce soit en devenant neutres en carbone, en investissant dans des technologies propres ou en développant de nouveaux modèles économiques – comme ceux fondés sur l’économie circulaire » constate Léon Wijnands. « Je pense que tous ces exemples ont donné aux négociateurs le sentiment qu’ils peuvent compter sur un terreau fertile de personnes prêtes à faire un pas de plus, individuellement et collectivement. »

« ING soutient ses clients dans leur transition écologique grâce à des conseils et des prêts pour une large gamme de projets durables dont les énergies renouvelables, l’eau et les transports propres. ING les aide aussi en cherchant à co-créer de nouveaux moyens de financement dont une économie durable aura besoin demain. »

« Nous avons récemment émis une obligation “verte” pour aider six secteurs durables. Au moins 20% des recettes seront utilisés pour financer de nouveaux projets durables. »

« C’était une bonne chose qu’ING soit visible à Paris pour montrer aux clients que nous prenons notre responsabilité au sérieux », a ajouté Wijnands. « Mais c’était aussi important de pouvoir entendre leurs opinions, connaître les développements en cours dans leurs entreprises et voir la direction que prend le marché. Avec ces informations, nous pouvons mieux servir nos clients et mieux collaborer pour développer de nouveaux modes de financement, de nouveaux marchés et de nouveaux modèles économiques. »

« Je suis revenu de Paris plus convaincu encore des nombreuses opportunités d’innovation en matière de développement durable. »